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ASSE 2-0 Monaco

Deux enchaînements collectifs lumineux terminés victorieusement par Bafé Gomis et Geoffrey Dernis ont fait plier Monaco et chavirer de bonheur les 27000 spectateurs stéphanois. L’ASSE continue sur sa lancée

En bouclant une impressionnante série de 7 matches en 3 semaines, les Verts avaient un dernier coup de collier à donner avant de faire enfin relâche pendant quinze jours. Face à Monaco, exempt de compétition européenne et donc forcément plus affûté, Loïc Perrin et ses coéquipiers pouvaient, déjà, puiser des réserves dans leur formidable public. Près de 27000 spectateurs s’étaient, en effet, massés pour former un 12e homme essentiel. Sur le terrain, Laurent Roussey avait apporté, par rapport au onze victorieux de l’Hapoel Tel-Aviv, plusieurs modifications, forcées ou par choix : Landrin, touché aux adducteurs et Statis Tavlaridis, suspendu, étaient forfaits. En défense, Varrault et Monsoreau firent leur retour tandis que Perrin glissait dans l’entrejeu. Enfin, le trio Ilan-Gigliotti-Gomis formait une attaque à trois têtes chercheuses.
Au mois de mai dernier, face à ces Monégasques démobilisés, l’ASSE avait illuminé l’une des plus belles soirées de ces dernières années en décrochant sa qualification pour la Coupe UEFA. Quelques mois plus tard, Monaco représentait forcément une proie beaucoup plus redoutable. Les Verts avaient tout intérêt à garder le même allant, la même hargne et la même détermination qu’avait manifesté René Domingo, le plus grand capitaine de l’histoire de l’ASSE (il a porté 424 fois le brassard de capitaine en 537 matches entre 1949 et 1964, en offrant au Chaudron un coup d’envoi de passion verte.
 
Gomis en pleine confiance
 
D’entrée, en apportant beaucoup de mouvement général, l’ASSE trouvait de bonnes solutions offensives. Une combinaison Ilan-Gomis avorta de justesse (2e) avant que ce dernier ne décoche un missile sous la barre de Ruffier, un but logiquement refusé pour une position de hors-jeu de l’attaquant stéphanois. Ce même Gomis s’échappa encore mais manqua le cadre (5e). Les Verts étaient bien dans le coup. D’une contre-attaque foudroyante emmenée par Dernis après un relais de Perrin et Ilan, ils frappèrent un grand coup. Un petit centre dosé de Perrin fut, en effet, repris d’une puissante volée du gauche par Gomis (11e), son quatrième but en quatre matches. Quelle classe !
 
Des Verts dominateurs
 
En combinant vite et bien vers l’avant, les Stéphanois faisaient plaisir à voir. Ruffier se fit une nouvelle frayeur en claquant en corner un long centre de Matuidi (19e). Dans la foulée, le gardien monégasque repoussa, du menton, une reprise de Gigliotti avant que Monsoreau prolonge le ballon dans les filets mais l’arbitre signala une position de hors-jeu (21e). En face, Monaco, en manque de percussion, avait bien du mal à se mettre en bonne position, excepté sur une frappe contrée de Park (36e). Ce n’était pas le cas des Stéphanois : frappe rasante de Dernis passa de peu à-côté (26e), tir lointain d’Ilan bloqué par Ruffier (38e).

L’ASSE contrôle la situation

Au retour des vestiaires, l’entrée de Machado ne fut pas loin d’être payante. La première tentative de l’international portugais frôla la lucarne de Ruffier (46e). Au fil des minutes, Monaco affichait un visage plus conquérant, donc plus menaçant. Lancé par Alonso, Park fila au but, évita la sortie de Viviani d’un trop long crochet qui alla mourir en sortie (55e). Un avertissement sans frais qui eut le mérite de faire réagir les Verts. Sur un décalage de Machado, Dernis frappa fort et Ruffier repoussa (58e).  

Dernis, 1er but de la saison 

Si Monaco étalait une vague domination, l’ASSE s’appliquait à rester compact et solidaire devant un Viviani vigilant pour bloquer un coup de tête de Nimani (71e). Après avoir fait ses premiers pas en Ligue 1 à Bordeaux, le jeune Linganzi découvrit le Chaudron sans complexe. Dans un angle fermé, sa frappe puissante obligea Ruffier à une belle parade (77e). Histoire de ne pas s’affoler pour rien, les Verts eurent le bon goût de se mettre définitivement à l’abri. Encore une fois, le mouvement collectif fut de toute beauté. Un relais Gomis-Matuidi expédia Dernis qui glissa le ballon entre les jambes de Ruffier. La différence était définitive même si un coup de tête de Monsoreau alla mourir sur la transversale de Viviani (82e). Le Chaudron était comblé de bonheur !
 
 
 
A Saint-Étienne, au stade Geoffroy-Guichard, 26577 spectateurs
Arbitre : M. Turpin
Score à la mi-temps : 1-0
Buts : Gomis (11e), Dernis (82e) pour l’ASSE 
Avertissement : Perez (62e) pour Monaco
ASSE : Viviani, Varrault, Monsoreau, Benalouane, Dabo, Perrin (cap),  Matuidi, Dernis, Ilan (puis Machado 46e), Gigliotti (puis Linganzi 69e), Gomis. Entr. Roussey.